9 - Tu es la vérité Imprimer Envoyer
La Série de Sophia - Année 1
Dimanche, 18. Novembre 2007






Et c’est ainsi que nous commençons, en commun…

… C’est ainsi que nous commençons en commun... le premier channeling de la deuxième partie de la série Sophia.

C’est un nouveau début pour moi, Sophia. Un nouveau début pour toi qui écoute juste en ce moment, ou pour toi qui vient d’entrer beaucoup plus tard dans cet espace commun, ou qui ne fait que passer, ou seulement le traverser. C’est un nouveau début. Et, peut-être es-tu étonné que ce nouveau début ait lieu en plein hiver. Pourquoi pas au printemps ? Pourquoi pas en été ?

Pourtant, en ce moment, en cet hiver, en ce temps où dehors rien de nouveau n’est visible, les graines de semence du nouveau sont plantées, profondément, très profondément à l’intérieur. Et à l’intérieur de toi et à l’intérieur de la terre, à l’intérieur de la conscience humaine, le nouveau mûrit. Et le nouveau mûrit en cachette. Il n’est pas encore visible. Il n’est pas grand encore. On ne peut pas encore le percevoir à l’extérieur. Mais, il est déjà là. Il est déjà là et il attend que tu le remarques. Il attend de pouvoir grandir. Il attend le moment où il pourra entrer dans ce monde, dans ta conscience, dans ton quotidien. Il est là et attend. Il mûrit enfoui, caché. Et ainsi que la terre et la nature le démontrent, il apparaît aussi à l’intérieur de toi, à l’intérieur de chaque personne.

Et moi, Sophia, aujourd’hui, en ce jour, je t’invite à fêter le nouveau qui est déjà là, qui mûrit à l’intérieur de toi. Que tu peux percevoir si tu te retournes vers toi, en toi. Que tu peux ressentir. Que tu peux percevoir dans ta respiration. Moi Sophia, je t’invite à le percevoir et à t’en réjouir, à prendre conscience de ce qui est déjà là. À prendre conscience de ce qui est mûr et désire grandir. À prendre une nouvelle attitude intérieure vis-à-vis de toi-même.

Vois-tu : ton regard est si souvent dirigé vers l’avenir. Tu penses si souvent à toutes ces choses dont tu ne sais toujours rien, que tu ne connais pas encore, qui ne se sont pas encore réalisées dans ta vie. Tu penses au local que tu n’as pas encore trouvé. Tu penses à l’argent qui n’est toujours pas entré dans ta vie. Ou à ta profession, à l’expression créative que tu ne perçois pas encore ou qui n’est toujours pas visible.

Tu passes tant de temps à réfléchir sur des choses qui ne sont pas encore là. Tes yeux sont dirigés continuellement vers l’avenir. Quand est-ce que je le saurai ? Quand est-ce que je le trouverai ? Quand cela arrivera-t-il enfin ? Quand est-ce que ce sera enfin visible ? Quand est-ce que la relation à laquelle j’aspire depuis si longtemps déjà arrivera-t-elle enfin dans ma vie ? Quand est-ce que mon corps va enfin changer ? Quand est-ce que j’écrirai ce nouveau livre, que je composerai cette nouvelle musique ? Quand est-ce que je comprendrai mieux mon enfant ? Quand est-ce que je fonderai une famille ?

Et ton énergie s’oriente vers l’avenir. Ton énergie se dirige vers des choses qui ne sont pas du tout là et qui ne sont pas du tout visibles pour le moment. Et une incertitude naît en toi. Et alors, en toi, se forme un doute sur toi-même. Pourquoi n’est-ce pas encore là ? Pourquoi est-ce que je ne le sais pas encore ? Pourquoi est-ce que je ne l’ai pas encore compris ? Pourquoi est-ce que je n’en suis pas encore là ? Pourquoi est-ce que tout cela ne va pas plus vite ?

Toutes ces questions, toutes ces incertitudes te mènent à douter de toi-même. À douter de ton propre chemin. À douter de ta création. À douter de toi et de ta perception.

Peut-être n’y ai-je pas droit, ne l’ai-je pas mérité ? Peut-être que je n’ai pas le droit d’être heureux. Peut-être ai-je encore besoin d’une autre réponse, d’une autre stratégie, d’une autre technique. Peut-être qu’il y a quelque part, là-bas dehors, dans l’avenir, là-bas au loin quelqu’un qui doit me dire quelque chose pour que je puisse continuer mon chemin. Peut-être qu’il y a quelque part, là-bas, là dehors, une réponse que je ne connais pas encore, que je dois chercher et trouver. Peut-être que ça ne suffit pas de faire confiance à mon ressenti. Peut-être que j’ai besoin de quelqu’un d’autre qui me dise ce qui est à faire.

Cette incertitude à l’intérieur de toi, cette incertitude te conduit à fermer les yeux devant ce qui est déjà là. Tu es comme un architecte qui accompagne la construction d’un grand bâtiment nouveau. Et, à chaque fois qu’une nouvelle aile de ce nouveau bâtiment est construite, à chaque fois que de nouvelles pièces sont construites, que de nouveaux murs sont montés, tu ne peux pas du tout le voir et t’en rendre compte, parce que ton attention se porte sur les parties du nouveau bâtiment qui ne sont pas encore construites. Qui ne sont pas encore prêtes, qui ne sont pas encore visibles. Qui peut-être en ce moment sont en projet. Qui peut-être sont en train d’être dessinées en ce moment même ou mises en chantier.

Ton attention se fixe si souvent sur les choses qui ne sont pas encore là. Et, ainsi tu te préoccupes de nombreuses heures par jour de choses qui ne sont pas encore là. Tu te préoccupes du peu d’intérêt qu’il y a pour les choses que tu proposes. Ou de ce que tu ne fasses que trop peu de publicité pour ce que tu proposes, que tu n’aies pas encore de carte de visite, de logo, de page Web. Tu te préoccupes du fait que tu ne t’occupes pas de toi comme tu aimerais bien le faire. Tu te préoccupes de ne pas avoir encore trouvé le partenaire avec qui tu voudrais tant partager ta vie. Tu te préoccupes de toutes ces choses qui ne sont PAS ENCORE là. Ton énergie s’écoule dans ce qui n’est pas encore là. Ton énergie s’écoule si souvent dans un avenir qui n’est pas encore là. Pas encore visible. Pas encore tangible pour toi.

Et combien de personnes ont rempli cet espace pour toi ? Combien de personnes as-tu laissées pénétrer dans ta vie pour te donner cette sécurité pour toi-même ? Pour te donner ces réponses qui ne sont pas encore là ? Pour te donner la sécurité que tu n’as toujours pas. Pour t’indiquer le chemin que tu ne connais pas encore. Pour remplacer ce que tu n’as pas encore fait naître de toi-même.

Permets-toi de percevoir cela. Combien de personnes, combien de religions, combien de modèles de foi et de groupes sont entrés dans ta vie pour remplir ce vide ? Pour surmonter cette distance entre toi et ce qui est juste là maintenant. Ils sont venus parce que tu les as appelés.

Les maîtres qui en savaient plus que toi sont entrés en toi parce que tu as dit de toi-même : « Je ne sais pas. Je ne connais pas la réponse. Je ne sais pas comment je dois vivre ma vie. Je ne sais pas ce qui est important pour moi, ce qui me fait du bien et ce qui ne me fait pas de bien. Je ne sais pas comment je peux me rapprocher de moi-même ». Et, au même moment se trouvaient là d’autres personnes qui le savaient pour toi, qui t’ont donné tes réponses, qui t’ont montré ton chemin et t’ont accompagné.

Toujours, quand tu as dit : « Je ne sais pas comment je peux accepter l’abondance dans ma vie. Je ne sais pas si cela me revient vraiment ». Il y a eu des personnes qui ont rempli ce vide pour toi, qui sont entrées dans ce vide. Qui ont remplacé ce manque de confiance, ce manque de contact avec toi-même, comme un pont. Comme un pont qui enjamberait quelque chose. Qui surmonterait cette séparation pour un instant.

Et moi, Sophia, je t’invite à ressentir :
Où y a-t-il dans ta vie des domaines où tu ne te fais pas confiance ?
Où crois-tu : la réponse est quelque part, là dehors et je ne peux pas la trouver ?
Où doutes-tu de toi-même ?
Où n’as-tu pas confiance dans le fait que les choses grandissent et se développent à leur propre rythme et au bon moment.

Est-ce ta relation en laquelle tu n’as pas confiance ? Est-ce ta famille en laquelle tu n’as pas confiance ? Est-ce ta profession en laquelle tu n’as pas confiance ? Ou peut-être, est-ce l’argent sur ton compte auquel tu ne fais pas confiance ? Peut-être, est-ce aussi ton corps envers lequel tu n’as aucune confiance. Quel est le domaine dans ta vie vis-à-vis duquel tu n’as aucune confiance ? Où tu dis : « Je n’ai pas la réponse. J’ai besoin d’aide. J’ai besoin de n’importe qui, qui en sache plus que moi. J’ai besoin de quelqu’un qui me dirige, qui me conduise, qui me porte ». Permets-toi de le percevoir. Ce n’est ni Bien ni Mal. Il n’y a rien de juste ou de faux.

Moi, Sophia, je t’invite à percevoir tout simplement :
Où y a-t-il dans ta vie des domaines dans lesquels tu n’as pas confiance en toi-même ? Dans lesquels tu hésites, tu doutes. Dans lesquels tu attends et te retiens. Et quels sont les humains, personnages, groupes ou personnes et représentations qui entrent et remplissent cette confiance déficiente, remplissent ce vide, cette séparation entre toi et Toi. Qui entrent pour te donner les réponses ? Qui entrent pour être cette force en toi ? Qui entrent pour te diriger et te conduire ? Qui remplissent ce vide dans ta vie ?

Ce n’est ni juste, ni faux. C’est simplement un point sur lequel je désire attirer ton attention. Partout, là où tu ne te fais pas confiance, où tu manques de confiance en toi un déséquilibre apparaît. Il se crée un manque, un vide. Et partout, là où tu diriges tes yeux vers le lointain, vers l’avenir, vers l’extérieur. Partout, là où tes espoirs se posent sur d’autres personnes qui te soutiennent, sur un texte, un livre, un séminaire, sur un comprimé, sur un médecin, sur une religion, sur le conseil d’un bon ami. Ton espoir s’appuie sur l’extérieur.

Partout, là où tu crois : « Je ne connais pas la réponse. Je ne sais pas comment je dois traiter cela. Je ne sais pas comment je dois vivre ma vie. Je ne sais pas comment développer ce domaine de ma vie ». Partout, là, tu ouvres la porte à tous ceux qui entrent pour te le dire, pour te le montrer.

Beaucoup d’entre vous sont depuis si longtemps habitués, ont été habitués depuis tant de temps, à suivre d’autres humains. À suivre vos parents, une culture déterminée. Vous avez suivi des habitudes. Vous avez suivi des Religions. Vous avez suivi des maîtres spirituels, des textes spirituels. Vous avez suivi tout cela.

Et partout, là où tu as suivi les autres, il y a en toi un point où tu ne te fais pas confiance. Il y a en toi comme une étrangeté, un espace inconnu, comme un manque. Un vide. C’est presque comme une solitude. Une solitude que tu as remplie tout le temps. Que tu as recouverte tout le temps par d’autres gens. Par des vérités étrangères. Par les chemins des autres que tu as suivis.

Et moi, Sophia, je t’invite à t’arrêter aujourd’hui en ce jour d’hiver, ici en ce moment et à ressentir : où y a-t-il à l’intérieur de toi, en toi, un domaine où ta confiance t’échappe ? Où tu te dis à toi-même : « Oh, je ne peux pas avoir confiance en ma perception. Mon amie a une perception bien meilleure, elle, elle le saura ! Mon professeur a une perception bien meilleure, elle me dira qu’elle est la réponse ! Un autre Être a la bonne perception. Je dois obtenir la réponse ailleurs, tout à fait autrement ». Où y a-t-il des domaines à l’intérieur de toi où tu ne te fais pas confiance ? Où l’amour de ton âme ne peut t’atteindre. Où tu t’es fermé à toi-même.

Ce sont les domaines où tu crois avoir besoin de quelqu’un d’autre. Ce sont les domaines qui ne se perfectionnent pas. Qui apparemment stagnent. Ce sont les domaines qui te causent sans cesse du chagrin et des soucis. Non pas parce que tu aurais là un problème particulier. Non pas parce que c’est ton destin d’avoir constamment des problèmes dans ce domaine, mais parce que tu ne te fais pas confiance. Parce que tu t’es éloigné de toi-même. Parce que tu te regardes toi-même et te dis : «Moi ? Je ne connais pas la réponse. Je ne connais pas le chemin. Je ne suis pas cela. Je ne suis pas si particulier. Je ne sais pas cela. Je suis encore trop jeune ou trop inexpérimenté. Je n’ai pas la bonne formation. Je ne peux pas porter cette responsabilité. Je n’ai pas assez de sagesse. Je n’ai pas assez d’expérience ».

Moi, Sophia, je suis une partie de la sagesse féminine qui est en soi-même équilibrée. Et je te parle de l’extérieur. Et, pourtant, il y a cette sagesse à l’intérieur de toi. Et cette sagesse en toi s’adresse à toi et t’invite à l’entendre à nouveau, à la percevoir à nouveau.

Vois-tu : tu as été assez bon pour découvrir au Dehors la sagesse, pour suivre les autres, faire confiance aux autres. Certains d’entre-vous ont aussi sans cesse fait l’expérience de NE PAS faire confiance à d’autres, de NE PAS suivre les autres. D’essayer toujours de tout faire seul. D’avoir une grande méfiance vis-à-vis de tout ce qui vient de l’extérieur.

Et, aujourd’hui, je voudrais t’inviter encore et encore à sentir : où t’es-tu retiré ta propre confiance en toi ? Où t’es-tu fermé à toi-même, la porte au nez en te disant : « Je ne connais pas la réponse. Je ne la possède pas. Je n’ai pas la maturité nécessaire, la sagesse nécessaire pour tenir la réponse entre mes mains. Je n’en sais pas assez pour être heureux dans mon corps. Je n’en sais pas assez pour vivre dans l’abondance. Je n’en sais pas assez pour être heureux dans ma famille. Je ne connais pas la réponse. Je ne sais pas.

Vois-tu : tu as interrompu ton développement. Tu l’as mis sur la touche « pause », comme tu peux mettre une vidéocassette sur « pause ». Tu as mis le développement de ta relation, le développement de ton corps, le développement de ta profession ou de ta créativité en « pause ». Mis sur « pause ».

Ce que tu perçois maintenant, les domaines de ta vie qui te demandent toujours de l’effort ou qui te sont désagréables, là justement, tu ne perçois rien d’autre qu’un développement que tu as mis sur « pause ». Que tu as interrompu.

Et moi, Sophia, je t’invite tout simplement à le percevoir. À percevoir que tu as donné ta responsabilité au Dehors, à percevoir le jeu que tu as joué avec toi-même. Percevoir que personne n’a jamais eu ta réponse. Qu’aucune de ces personnes, de ces religions, qu’aucun de ces maîtres et professeurs n’ont eu ta réponse. Que personne en dehors de toi n’a jamais pu te montrer le chemin, ne pouvait te diriger ou te conduire. Et que cela n’a jamais été non plus la tâche d’un autre de te donner tes réponses. Permets-toi d’être avec cela. Permets-toi de le percevoir et de le ressentir. Tes réponses étaient depuis toujours en toi. Ton chemin était depuis toujours en toi. Ton développement était depuis toujours en toi.

Et tu peux te demander : «Pourquoi est-ce que j’ai toujours mis le développement de ma relation sur ‘pause’ ? Pourquoi est-ce que j’ai toujours mis le développement de ma profession ou de mon abondance sur ‘pause’ ? Pourquoi est-ce que j’ai encore et toujours interrompu cette rivière ? Pourquoi ? Pourquoi ?». Et rester avec cela, et sentir comme toute l’énergie que tu as mise tout le temps dans ton avenir, dans l’espoir en d’autres personnes, dans l’espoir que la réponse te sera donnée n’importe quand, par n’importe qui. Comme toute cette énergie, que tu as sans arrêt laissée se répandre à l’extérieur, voudrait à nouveau couler dans ta propre vie.

Tu as laissé s'écouler en dehors de toi une partie de ton énergie. Peut-être, dans une religion. Peut-être, dans la foi en quelque chose. Dans la foi en une pierre sacrée. Dans la foi en une personne sainte. En un maître. Une championne. Un professeur. Une foi en quoi que ce soit. Tu as laissé ton énergie s’y écouler.

Et vois-tu : si tu laisses couler ton énergie vers le lointain - si tu laisses ton énergie se déverser dans une religion - il y a à l’intérieur de toi quelque chose qui te fait te sentir très solitaire et très vide et comme abandonné. Quelque chose en toi qui te regarde et te dit : « Pourquoi donnes-tu ton amour à une autre personne ? Pourquoi donnes-tu ton amour à quoi que ce soit d’autre ? Quand t’offriras-tu ton amour à toi-même ? Quand laisseras-tu ton amour s’écouler dans ta propre relation, dans ta profession, dans ta créativité, dans tout ce que tu voudrais développer dans ta vie?».

Quand reprendras-tu ta responsabilité, ton amour, ta chaleur, ton énergie pour toi-même ? Quand vas-tu enfin abandonner cette image de ce maître parfait, merveilleux, qui est quelque part dans le lointain, qui connaît toutes les réponses, qui sait tout et qui a bien plus de valeur que toi-même - quand vas-tu laisser revenir cet aspect de toi-même à la maison, en toi ? Combien de temps encore veux-tu garder tes réponses quelque part au loin ? Loin, très loin de toi ? Combien de temps encore veux-tu attendre que quelqu’un vienne qui ai plus de valeur que toi-même ? Qui en sache plus. Qui puisse plus. Qui porte plus d’amour en soi que toi. Combien de temps encore veux-tu attendre cela ?

Vois-tu : plus tu diriges ton regard vers le lointain, plus tu vois le beau toujours chez les autres, moins tu peux te développer toi-même. Moins tu peux grandir en toi-même. Moins ton propre jardin peut fleurir. Et pourquoi ? Parce que tu n’es pas là. Parce que ton amour, ton attention, ton foyer est quelque part là dans le lointain. Et quelque part, là dans le lointain, des choses commencent à pousser, la richesse commence à se manifester, des choses commencent à remuer par ton propre amour. Mais tu n’as rien de tout cela. Ton Moi humain, ton être entier, tout ce que tu es même, n’a rien du tout de tout cela. Si quelque religion se perfectionne. Si quelque maître puissant devient encore plus puissant. Si quelque gourou sage devient encore plus sage.

Beaucoup d’entre-vous se demandent : « Pourquoi y a-t-il tant de gens dans notre monde qui semblent être bien plus que moi ? Pourquoi y a-t-il cette personne qui rayonne tant qui est bien plus grande que moi, si parfaite. Qui sait tout. Qui peut Tout. Qui porte toutes les réponses en elle-même ? Et pourquoi suis-je si petit, si normal, si peu en comparaison ? ». Et si tu te le demandes et si tu le reconnais : c’est ta propre grandeur, ta propre beauté, ta propre connaissance que tu as laissées se déverser au dehors. Ce que tu as vu, quelque part au loin comme un mirage, ce n'était que ta propre richesse. Ta propre perfection. Ta propre sagesse. Ton amour. Ta force. La chaleur de ton cœur. Tu l’as vu là au dehors, au loin.

Et aujourd’hui, en ce jour, je t’invite : peux-tu percevoir tout cela aussi en toi ? Peux-tu commencer par cela, sentir : cette force, cette lueur, toutes ces réponses, cette source de sagesse qui ne s’épuise jamais - elle est à l’intérieur de toi. C’est la partie de toi dont tu n’as jamais osé affirmer qu’elle fait partie de toi. C’est quelque chose de tellement beau, d’aussi extraordinaire que tu n’as pas osé en prendre possession. Dire : « OUI, c’est moi. Oui, je peux le respirer. Je peux le sentir. Tout ce merveilleux, tout ce particulier : c’est moi. Cela fait partie de moi. C’est une partie de moi qui a été si longtemps reléguée loin de moi ».

Et, aujourd’hui est un bon moment pour s’arrêter et ressentir : tout ce que tu as toujours cherché, tout ce à quoi tu as toujours aspiré, peut-être, les choses que tu as admirées chez les autres : « Ah, comme elle est courageuse. Ah, comme elle est sage et comme cette personne parle bien. Ah, comme cette personne est aimante et ouverte. Ah, comme elle est professionnelle et comme cette personne est riche ». Toutes ces choses que tu as toujours admirées au Dehors et auxquelles tu as aspiré encore et toujours : peux-tu voir, peux-tu sentir que c’est ta propre sagesse ?Ta propre force. Ta propre lueur.

Ton chemin en vient à un point particulier d’achèvement. Au moment où tu acceptes que tout ce que tu as toujours cherché chez les soi-disant maîtres et enseignants et que tu as trouvé : la confirmation, la sécurité, l’amour, la générosité, la clarté. Peux-tu sentir toutes ces qualités en toi et les percevoir ? Peux-tu enfin percevoir pour un instant à quel point tu es vraiment merveilleux ? Peux-tu cesser pour un moment de diriger ton énergie quelque part vers le lointain, vers une autre personne, vers un groupe déterminé ? Et peux-tu accepter cette énergie pour toi-même ? Peux-tu arroser ton propre jardin ? Et, au lieu de t’occuper du jardin des autres, peux-tu faire pousser tes propres fleurs ? Et, au lieu de t’occuper des fleurs des autres, peux-tu récolter tes propres fruits, au lieu d’attendre que d’autres t’offrent leurs fruits et leur récolte. Peux-tu commencer à être complet, entièrement toi, au lieu d’attendre que d’autres te complètent?

Permettons-nous d’être un moment silencieux et de ressentir.

Permettons-nous un moment de percevoir.

Ton intégralité, ta totalité, en toi. La richesse à l’intérieur de toi.

Peut-être qu’aujourd’hui est-ce le jour juste pour ressentir cette intégralité, cette totalité. Peut-être, que ce sera un autre jour - Quoi qu’il en soit : c’est ce qui est juste et tout à fait en accord avec toi.

MOI, Sophia, je commence une nouvelle étape de mon propre voyage sur cette terre. Personne ne peut me dire si ce que je fais est juste. Personne ne peut me confirmer que je suis bien juste là où je suis. Personne ne peut me confirmer que je suis Sophia. C’est ma tâche de le sentir. C’est ma tâche de le percevoir. Personne ne peut le remplacer ou me le donner du Dehors. Et, même si le monde entier s’agenouillait devant moi et disait : « Tu es Sophia. C’est merveilleux que tu sois et que tu sois là ». Cela n’a aucune valeur tant que je ne peux pas dire de moi-même : « Je suis Sophia ». Et c’est merveilleux que je sois. Et c’est merveilleux d’être là sur cette terre et de partager mon amour avec moi-même. Et de partager mes expériences avec moi-même.

Je te fais participer. Mais, cela est et reste mon expérience personnelle. Mon développement personnel. Ce n’est pas LE chemin. C’est MON chemin. Ce n’est pas LA vérité. C’est seulement MA vérité. Et c’est justement pour cela que c’est si merveilleux pour moi. C’est justement cela qui illumine mon cœur. C’est cela, l’amour que je suis. Et c’est aussi l’amour que tu es.

Ton chemin. Ta vérité. Ta voix. Ton amour. Ce sont les choses qui te font. Les choses que tu n’as plus vues déjà, peut-être, depuis si longtemps. Que tu n’as plus perçues depuis si longtemps que tu as même oublié qu’elles sont là.
J’entre pour m’en souvenir. Et, peut-être désires-tu te laisser inspirer également et t’en souvenir.

Et c’est ainsi que nous commençons…



Traduit par Tara N. Garcia
Relu et corrigé par Marie Line

© 2009, Lea Hamann, Königstein im Taunus.
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